Sortir des automatismes

Mis à jour : mai 21


Augmenter ses choix, réduire les conflits, les habitudes et les ancrages négatifs.

Sympathique non ?


Alors comment sortir de ce triangle (pensé par Stephen Karpman, d'où le nom de Triangle de Karpman) dans lequel bien souvent on s'invite malgré soi ?

Déjà il est intéressant de comprendre que ce système n'est pas figé. Et même s'il ressemble fort à un jeu, un scénario au sens défini par Eric Berne dans l'Analyse Transactionnelle, jeu dans lequel on s'inscrit, on peut naviguer, passer d'un état à un autre, au gré des relations et des personnes.

Et ce dans une même journée. Et dans une même situation.

On a donc toujours le choix.

Encore faut il en prendre conscience. Juste observer, observer, observer.


Les transactions:


- La Victime est en haut du triangle car elle se retrouve bien souvent associée au Sauveur ou au Persécuteur. Son état c'est la souffrance. Impuissance, irresponsable, espoir que quelqu'un soulagera son malheur ou ses peines. Les autres ont le pouvoir (je leur attribue donc) de me rendre heureux, ou de me rendre malheureux. J'attends mon Sauveteur ou mon Persécuteur.

- Le Persécuteur dont l'état est la colère (très souvent qui va de pair avec la peur mais il ne le sait pas). Faire souffrir l'autre, chercher à le soumettre pour tenter de baisser ou faire disparaitre sa propre inquiétude, ses angoisses... sa propre peur. J'ai le pouvoir, je me l'attribue et je le revendique. Rechercher la Victime et la rendre malheureuse.

- Le Sauveur ou le Sauveteur. Son état c'est l'amour inconditionnel. Je cherche ma Victime pour la soulager, je vole à son secours pour qu'elle soit sécurisée, qu'elle se sente parfaitement bien. C'est ma mission. J'ai le pouvoir de rendre l'autre heureux.


On le voit c'est un système bien huilé et qui fonctionne à merveille.

Aucun des trois pôles n'est plus fort, efficace que les deux autres. On va de l'un à l'autre.

Et même les jouer en même temps !

On s'en doute et on le vérifie à chaque fois, cela a un prix : souffrance, conflit.

Mais aussi bénéfice secondaire. C'est tellement agréable d'occuper un territoire même illusoire.

Ce jeu des relations est stérile car il n'est pas équilibré, écologique pour personne. Il ne mène à rien sauf à reproduire des comportements dans lesquels chacun ne sort ni grandi ni épanoui.



Quelles solutions ?


Je suis à chaque fois acteur de mes relations. Je pense, j'agis bref je vis. Je suis responsable d'exprimer ce que je désire clairement, distinctement. Ce que je veux et ce que je ne veux pas. J'ai une palette de mots incroyables. Je suis libre de mes choix.

Je n'évoque que la situation, je reste sur ici et maintenant. Les faits. Sans mélanger les faits et la personne que j'ai en face de moi. L'autre. Son identité. Sa carte, son territoire.


Je parle clairement, sans ambiguïtés, en cherchant uniquement le meilleur dans la relation (donc avec l'autre). Pas d'ironie, d'humour douteux, de sous entendus ou d'émotion inappropriée.


Je ne cherche pas à prendre le pouvoir sur l'autre. Ca ne marche pas, l'autre n'est ni dupe ni un légume. J'exprime mon avis sans chercher à sortir vainqueur d'une joute illusoire (qui va remettre la médaille ? où est la médaille ?). Je partage et n'impose rien. Et si l'autre n'est pas aussi informé que moi, je ne cherche pas à le rabaisser ou l'écraser. C'est donc un échange et je peux en sortir grandi ainsi que l'autre. Du plaisir quoi !


Etre inconditionnellement positif !


C'est à dire dans la construction de la relation, détendu. Souriant ou en tous cas dans un territoire de paix où il n'y a simplement qu'à être là. Pour partager.


JE et pas ON (généralisation) , JE et pas NOUS. JE c'est moi et JE suis là. Et en face l'AUTRE existe.

Je ne conceptualise pas (distorsion) par des théories fumeuses et alambiquées (bien souvent qui reposent sur des croyances), je dis ce que je pense avec le coeur. Ce que je veux, et pas ce que je ne veux pas. Parler au présent et pour soi en exprimant ce que je ressens et vis.


Offrir à l'autre des cadeaux ou des solutions clés en mains ne sert à rien. Ce sont les miennes, rien que les miennes et c'est ma carte. Mes représentations du monde . Sans compter que je ne suis ni prophète, ni le Sachant Universel. J'ai beaucoup à apprendre. Comme le disait si bien Socrate " je sais que je ne sais rien". Il y a du manque (omission).


Je suis d'accord ou pas avec ce que j'entends. Mais l'autre n'est pas mon punching ball. Ni le déversoir de mes frustrations ou le miroir des mes déceptions. Je dis ce que j'ai à dire clairement. L'autre en fait ce qu'il veut. Communication non violente (CNV) une excellente école! https://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non_violente .


Je donne du stroke à l'autre. Un signe qu'il existe, positif. Je valide. Verbal ou non verbal. Se sentir exister est un besoin vital. Se sentir exister donne de l’énergie pour vivre et pour agir.

Et un feed back. J'accuse réception. Sans plus. De ce que l'autre me dit. Et si je n'ai pas compris je pose des questions.


Je ne décide d'aider l'autre que s'il en formule clairement la demande.

Je ne réagis pas aux interprétations aux allusions (illusions) ou aux demandes indirectes. Si j'accepte que l'autre joue un rôle alors je vais jouer le mien.... et nous voilà dans le Triangle !


Je n'ai pas de mission particulière pour porter les malheurs du Monde.


En résumé : si je refuse le scénario, le jeu proposé, alors ni l'autre ni moi ne sommes soumis au Triangle.

Chacun garde ses choix, sa liberté !

Moins j'attends des solutions ou des réponses et plus je suis libre. Je distingue ce qui est de la carte de chacun. Du territoire de l'autre et du mien.

Alors j'observe et je décide de me situer en dehors de ce système.





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